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Sortir les intelligences artificielles de l’ombre

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Sortir les intelligences artificielles de l’ombre

Chaque jour, dans les coulisses de notre existence, des nuées d’intelligences artificielles s’activent pour faciliter, analyser ou encore contrôler notre quotidien. Le principal défaut de ces IA eu égard à une conception humaniste des technologies est leur manque, souvent absolu, d’interactivité. Comment se positionner et se définir comme sujet face à quelque chose d’imperceptible et d’impalpable ? Travailleuses de l’ombre, les IA ne sont-elles pas également les émissaires d’une hétéronomie technologiquement instituée ? Sans la possibilité, même minime, d’interagir avec elles, elles deviennent totalitaires en ce qu’elles confisquent les conditions minimales d’émergence de toute relation subjectivante envers elles. Il semble donc nécessaire de doter ces artefacts de capacités interactionnelles. Toutefois, comme nous allons le voir, l’interaction en soi n’est pas suffisante pour faire émerger ce que j’appelle une encapacitation technique.

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« Westworld » : la conscience est-elle un algorithme ?

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« Westworld » : la conscience est-elle un algorithme ?

Jérôme Monceaux, président fondateur de Spoon, intervenait le 18 mai dernier dans un podcast enregistré par Usbek&Rica et OCS sur la série Westworld. Il y échangeait avec Laurence Devillers, chercheuse au CNRS, sur la question de l’intelligence artificielle forte et des chimères qu’elle engendre. Une occasion de découvrir la vision singulière de l’IA et de la robotique développée par Spoon !

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Du face-à-face au vis-à-vis : quand la visagéité vient aux machines

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Du face-à-face au vis-à-vis : quand la visagéité vient aux machines

Organe social par excellence, le visage est souvent associé à une caractéristique proprement humaine. Les autres animaux ne seraient pas en mesure d’afficher une complexité physionomique suffisante pour passer de la simple face/figure au visage. Les roboticiens, quant à eux, ne disposeraient pas des techniques nécessaires au dépassement de la fameuse « vallée de l’étrange » pour en-visager leurs créatures. Cela n’empêche pas les robots humanoïdes figurés de voir le jour. Mais qu’est-ce qu’un visage ? L’a-t-on réellement cerné lorsque, en accord avec son acception classique, on le définit comme la « partie antérieure de la tête d’un être humain, limitée par les cheveux, les oreilles, le dessus du menton » ? Est-il plus satisfaisant d’ajouter à cette caractérisation très spatiale des éléments topographiques incontournables comme les yeux, le nez, la bouche, les joues et le front ?  Le visage ne serait-il alors qu’une collection de « composants » dont l’assemblage permettrait de faire visage ? Dans la première partie de cet article, nous nous attachons à définir phénoménologiquement le visage, c’est-à-dire à décrire les effets qu’il provoque. Nous verrons que l’effet de visage est profondément social(isant). Dans la seconde partie, nous montrerons comment et pourquoi l’entreprise SPooN Artificial Creatures traduit concrètement cette philosophie du visage dans sa créature artificielle. Enfin, dans la dernière partie, nous interrogerons le Visage métaphysique au-delà du visage phénoménal, celui où Levinas « place » la rencontre authentique avec Autrui, un Visage imperceptible exprimant la véritable altérité sur le mode de la vulnérabilité. Nous questionnerons le sens que cette phénoménologie particulière peut avoir lors d’une interaction avec un robot social : un robot peut-il exprimer un Visage au sens lévinassien, c’est-à-dire une Altérité qui nous oblige envers lui ? Ou faut-il explorer d’autres significations de la visagéité artefactuelle ?

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Réflexions sur les relations humain-artefact : sommes-nous déjà des cyborgs ?

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Réflexions sur les relations humain-artefact : sommes-nous déjà des cyborgs ?

« Nous sommes déjà des cyborgs. Votre téléphone ou votre ordinateur sont des extensions de vous-même, mais vous utilisez vos doigts ou la parole comme interface. C’est très lent. », déclarait Elon Musk à une journaliste de Vanity Fair en février dernier pour introduire (et banaliser ?) Neuralink, une entreprise dont l’ambition est d’augmenter le cerveau humain -trop humain- en l’hybridant avec des implants neuronaux. L’accroissement spectaculaire des capacités cognitives qui résulteraient d’une telle manipulation, permettrait à l’humain de ne pas être menacé par l’essor potentiel d’une intelligence artificielle hostile. Selon le nouveau héraut de l’humanisme 180.0, le meilleur moyen de se prémunir d’une éventuelle volonté dominatrice de cet ennemi éthéré, n’est autre que de fusionner avec lui ! Au célèbre : « Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis », Musk pourrait répondre : « Non ! Incarne ton ennemi. »