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L’interaction vocale ou l’oubli des techniques

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
L’interaction vocale ou l’oubli des techniques

Selon une étude du cabinet d’analyse Juniper Research, 2,5 milliards d’assistants vocaux étaient utilisés fin 2018. Ils devraient être 8 milliards d’ici 2023. Le « marché de la voix », tel qu’on le nomme désormais, semble donc promis à un grand avenir. Des enceintes connectées aux smart TV en passant par les objets connectés, nos voix seront de plus en plus sollicitées pour interagir avec les technologies. Certains prédisent même un recul substantiel du tactile au profit du vocal.
Si l’avenir des interactions humain-machine est à la voix, il semble nécessaire de questionner dès maintenant ce phénomène technique et, en particulier, les implications d’une de ses caractéristiques majeures : sa capacité à plonger l’artefact dans une nouvelle forme d’oubli.
J’en propose ici quelques éléments d’analyse débouchant sur deux idées éthico-politiques permettant de contrer les effets potentiellement délétères de l’occultation technique.

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Non, les technologies ne sont pas neutres !

Posted by spoony on
Non, les technologies ne sont pas neutres !

Nous sommes heureux de publier la vidéo du TEDx donné par Julien De Sanctis en octobre 2018 à VetAgroSup. Organisé par le Collège des Hautes Études Lyon Science(s) (CHELS), cet événement avait pour thématique « Penser, à nouveau ». Ce fut l’occasion pour Julien de revenir sur un principe fondamental en philosophie et éthique des techniques : celui de la non neutralité axiologique des artefacts.

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« Ce n’est pas de l’IA dont il faut avoir peur, mais de l’humain. C’est aussi de l’humain dont il faut tout espérer. »

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« Ce n’est pas de l’IA dont il faut avoir peur, mais de l’humain. C’est aussi de l’humain dont il faut tout espérer. »

Julien De Sanctis intervenait hier pour l’Agence Erasmus+ France / Education & Formation sur la question « Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? ». Il s’est surtout agit, pour lui, de la déconstruire puis de proposer un élément de réflexion sur l’#éthique de l’#IA : l’interactivité encapacitante.

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« Nos machines s’éveillent, sculptons-les ! »

Posted by spoony on
« Nos machines s’éveillent, sculptons-les ! »

Petit cadeau de rentrée pour les Spooners, la vidéo de Jêrome Monceaux, Président de SPooN, lors du premier TEDx organisé par l’Institut Mines-Télécom. Empruntant à la technique, la philosophie et parfois même à la poésie, Jérôme nous explique comment, à travers un cheminement à la fois personnel et collégial, il en est venu à considérer les machines sous l’angle du collectif. Bon visionnage !

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Pour un design collectif et local

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Pour un design collectif et local

La robotique sociale (RS) et, plus largement, l’intelligence artificielle (IA) sont des enjeux à la portée trop universelle pour être abandonnés à une logique de conception oligarchique et purement technocratique. L’acceptabilité sociale authentique d’une technologie consiste à la faire émerger du social lui-même, c’est-à-dire du collectif, et non à l’y intégrer a posteriori par des pratiques plus ou moins contraignantes et plus ou moins voilées (citons simplement les effets d’adoption par la pression sociale). En d’autres termes, IA et RS doivent émaner de la société. Nous pensons que le design collectif permet d’œuvrer pour une acceptabilité sociale authentique des artefacts.

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Vivre avec l’IA : la nécessité de l’interaction transparente

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Vivre avec l’IA : la nécessité de l’interaction transparente

L’acceptabilité sociale de l’IA est un défi dont les acteurs politiques et économiques doivent s’emparer sans complaisance ni demi-mesures. Attention toutefois aux contresens : elle ne consiste pas à faire accepter, par des pratiques manipulatoires, une technologie donnée aux citoyens ; mais bien au contraire à développer cette technologie à partir du social lui-même. En d’autres termes, l’acceptabilité sociale ne doit pas chercher à faire rentrer la technologie dans le social mais le social dans la technique.
L’IA est aujourd’hui loin de remplir toutes les conditions nécessaires à cette acceptation. Cela s’explique notamment par son opacité et son caractère « éthérée ». Concevoir des IA socialement approuvées suppose 1) de les rendre interactives, 2) universellement accessibles, 3) transparentes et 4) d’assurer un contrôle permanent sur leur devenir qui ne soit pas simplement technique mais aussi éthique.