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Vidéo : Pourquoi nos robots deviennent-ils « empathiques » ?

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Vidéo : Pourquoi nos robots deviennent-ils « empathiques » ?

Le 12 avril dernier, l’association Le Mouton Numérique organisait une rencontre entre Serge Tisseron, psychiatre spécialiste des rapports humains aux technologies, et Jérôme Monceaux, roboticien Président de Spoon Artificial Creatures. Le fil conducteur de leur discussion était : « Pourquoi nos robots deviennent-ils empathiques ? Du bon usage des émotions en robotique interactive ». Nous sommes très heureux de publier aujourd’hui la vidéo de cette soirée.

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Sortir les intelligences artificielles de l’ombre

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Sortir les intelligences artificielles de l’ombre

Chaque jour, dans les coulisses de notre existence, des nuées d’intelligences artificielles s’activent pour faciliter, analyser ou encore contrôler notre quotidien. Le principal défaut de ces IA eu égard à une conception humaniste des technologies est leur manque, souvent absolu, d’interactivité. Comment se positionner et se définir comme sujet face à quelque chose d’imperceptible et d’impalpable ? Travailleuses de l’ombre, les IA ne sont-elles pas également les émissaires d’une hétéronomie technologiquement instituée ? Sans la possibilité, même minime, d’interagir avec elles, elles deviennent totalitaires en ce qu’elles confisquent les conditions minimales d’émergence de toute relation subjectivante envers elles. Il semble donc nécessaire de doter ces artefacts de capacités interactionnelles. Toutefois, comme nous allons le voir, l’interaction en soi n’est pas suffisante pour faire émerger ce que j’appelle une encapacitation technique.

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« Westworld » : la conscience est-elle un algorithme ?

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« Westworld » : la conscience est-elle un algorithme ?

Jérôme Monceaux, président fondateur de Spoon, intervenait le 18 mai dernier dans un podcast enregistré par Usbek&Rica et OCS sur la série Westworld. Il y échangeait avec Laurence Devillers, chercheuse au CNRS, sur la question de l’intelligence artificielle forte et des chimères qu’elle engendre. Une occasion de découvrir la vision singulière de l’IA et de la robotique développée par Spoon !

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Pour un design collectif et local

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Pour un design collectif et local

La robotique sociale (RS) et, plus largement, l’intelligence artificielle (IA) sont des enjeux à la portée trop universelle pour être abandonnés à une logique de conception oligarchique et purement technocratique. L’acceptabilité sociale authentique d’une technologie consiste à la faire émerger du social lui-même, c’est-à-dire du collectif, et non à l’y intégrer a posteriori par des pratiques plus ou moins contraignantes et plus ou moins voilées (citons simplement les effets d’adoption par la pression sociale). En d’autres termes, IA et RS doivent émaner de la société. Nous pensons que le design collectif permet d’œuvrer pour une acceptabilité sociale authentique des artefacts.

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Vivre avec l’IA : la nécessité de l’interaction transparente

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Vivre avec l’IA : la nécessité de l’interaction transparente

L’acceptabilité sociale de l’IA est un défi dont les acteurs politiques et économiques doivent s’emparer sans complaisance ni demi-mesures. Attention toutefois aux contresens : elle ne consiste pas à faire accepter, par des pratiques manipulatoires, une technologie donnée aux citoyens ; mais bien au contraire à développer cette technologie à partir du social lui-même. En d’autres termes, l’acceptabilité sociale ne doit pas chercher à faire rentrer la technologie dans le social mais le social dans la technique.
L’IA est aujourd’hui loin de remplir toutes les conditions nécessaires à cette acceptation. Cela s’explique notamment par son opacité et son caractère « éthérée ». Concevoir des IA socialement approuvées suppose 1) de les rendre interactives, 2) universellement accessibles, 3) transparentes et 4) d’assurer un contrôle permanent sur leur devenir qui ne soit pas simplement technique mais aussi éthique.

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Du face-à-face au vis-à-vis : quand la visagéité vient aux machines

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Du face-à-face au vis-à-vis : quand la visagéité vient aux machines

Organe social par excellence, le visage est souvent associé à une caractéristique proprement humaine. Les autres animaux ne seraient pas en mesure d’afficher une complexité physionomique suffisante pour passer de la simple face/figure au visage. Les roboticiens, quant à eux, ne disposeraient pas des techniques nécessaires au dépassement de la fameuse « vallée de l’étrange » pour en-visager leurs créatures. Cela n’empêche pas les robots humanoïdes figurés de voir le jour. Mais qu’est-ce qu’un visage ? L’a-t-on réellement cerné lorsque, en accord avec son acception classique, on le définit comme la « partie antérieure de la tête d’un être humain, limitée par les cheveux, les oreilles, le dessus du menton » ? Est-il plus satisfaisant d’ajouter à cette caractérisation très spatiale des éléments topographiques incontournables comme les yeux, le nez, la bouche, les joues et le front ?  Le visage ne serait-il alors qu’une collection de « composants » dont l’assemblage permettrait de faire visage ? Dans la première partie de cet article, nous nous attachons à définir phénoménologiquement le visage, c’est-à-dire à décrire les effets qu’il provoque. Nous verrons que l’effet de visage est profondément social(isant). Dans la seconde partie, nous montrerons comment et pourquoi l’entreprise SPooN Artificial Creatures traduit concrètement cette philosophie du visage dans sa créature artificielle. Enfin, dans la dernière partie, nous interrogerons le Visage métaphysique au-delà du visage phénoménal, celui où Levinas « place » la rencontre authentique avec Autrui, un Visage imperceptible exprimant la véritable altérité sur le mode de la vulnérabilité. Nous questionnerons le sens que cette phénoménologie particulière peut avoir lors d’une interaction avec un robot social : un robot peut-il exprimer un Visage au sens lévinassien, c’est-à-dire une Altérité qui nous oblige envers lui ? Ou faut-il explorer d’autres significations de la visagéité artefactuelle ?