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« Ce n’est pas de l’IA dont il faut avoir peur, mais de l’humain. C’est aussi de l’humain dont il faut tout espérer. »

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« Ce n’est pas de l’IA dont il faut avoir peur, mais de l’humain. C’est aussi de l’humain dont il faut tout espérer. »

Julien De Sanctis intervenait hier pour l’Agence Erasmus+ France / Education & Formation sur la question « Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? ». Il s’est surtout agit, pour lui, de la déconstruire puis de proposer un élément de réflexion sur l’#éthique de l’#IA : l’interactivité encapacitante.

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« Nos machines s’éveillent, sculptons-les ! »

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« Nos machines s’éveillent, sculptons-les ! »

Petit cadeau de rentrée pour les Spooners, la vidéo de Jêrome Monceaux, Président de SPooN, lors du premier TEDx organisé par l’Institut Mines-Télécom. Empruntant à la technique, la philosophie et parfois même à la poésie, Jérôme nous explique comment, à travers un cheminement à la fois personnel et collégial, il en est venu à considérer les machines sous l’angle du collectif. Bon visionnage !

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Le robot est-il un autre comme les autres ? Altérité et socialité en robotique interactive

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Que font les socio-roboticiens ? Que conçoivent-ils dans leurs laboratoires universitaires ou services de R&D ? Une première réponse, très pragmatique, consiste à dire qu’ils créent des artefacts relationnels robotiques, destinés à vivre parmi les humains et capables d’interactions sociales avec eux. Une autre réponse, plus herméneutique, caractérise la robotique sociale comme une activité productrice d’altérités nouvelles, posant comme objet de réflexion philosophique majeure la question de l’Autre non-humain et, plus précisément, de l’Autre artefactuel. C’est cette réponse qui nous intéresse aujourd’hui.

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Pour une citoyenneté technologique

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Pour une citoyenneté technologique

Nous sommes heureux de publier le vidéo du  passage de Julien De Sanctis, doctorant en philosophie à l’UTC et chargé de recherche philosophique et éthique chez SPooN, à l’auditorium de la Seine Musicale lors du festival Boma France 2018. Julien  y critique les discours déterministes en matière technique et aborde la question d’une conception technologique citoyenne. C’est donc la notion de collectif humain, très chère aux Spooners, qui constitue le file rouge de son intervention. Bon visionnage !

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Vidéo : Pourquoi nos robots deviennent-ils « empathiques » ?

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Vidéo : Pourquoi nos robots deviennent-ils « empathiques » ?

Le 12 avril dernier, l’association Le Mouton Numérique organisait une rencontre entre Serge Tisseron, psychiatre spécialiste des rapports humains aux technologies, et Jérôme Monceaux, roboticien Président de Spoon Artificial Creatures. Le fil conducteur de leur discussion était : « Pourquoi nos robots deviennent-ils empathiques ? Du bon usage des émotions en robotique interactive ». Nous sommes très heureux de publier aujourd’hui la vidéo de cette soirée.

Reflections

Sortir les intelligences artificielles de l’ombre

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Sortir les intelligences artificielles de l’ombre

Chaque jour, dans les coulisses de notre existence, des nuées d’intelligences artificielles s’activent pour faciliter, analyser ou encore contrôler notre quotidien. Le principal défaut de ces IA eu égard à une conception humaniste des technologies est leur manque, souvent absolu, d’interactivité. Comment se positionner et se définir comme sujet face à quelque chose d’imperceptible et d’impalpable ? Travailleuses de l’ombre, les IA ne sont-elles pas également les émissaires d’une hétéronomie technologiquement instituée ? Sans la possibilité, même minime, d’interagir avec elles, elles deviennent totalitaires en ce qu’elles confisquent les conditions minimales d’émergence de toute relation subjectivante envers elles. Il semble donc nécessaire de doter ces artefacts de capacités interactionnelles. Toutefois, comme nous allons le voir, l’interaction en soi n’est pas suffisante pour faire émerger ce que j’appelle une encapacitation technique.

Reflections

« Westworld » : la conscience est-elle un algorithme ?

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« Westworld » : la conscience est-elle un algorithme ?

Jérôme Monceaux, président fondateur de Spoon, intervenait le 18 mai dernier dans un podcast enregistré par Usbek&Rica et OCS sur la série Westworld. Il y échangeait avec Laurence Devillers, chercheuse au CNRS, sur la question de l’intelligence artificielle forte et des chimères qu’elle engendre. Une occasion de découvrir la vision singulière de l’IA et de la robotique développée par Spoon !

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Pour un design collectif et local

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Pour un design collectif et local

La robotique sociale (RS) et, plus largement, l’intelligence artificielle (IA) sont des enjeux à la portée trop universelle pour être abandonnés à une logique de conception oligarchique et purement technocratique. L’acceptabilité sociale authentique d’une technologie consiste à la faire émerger du social lui-même, c’est-à-dire du collectif, et non à l’y intégrer a posteriori par des pratiques plus ou moins contraignantes et plus ou moins voilées (citons simplement les effets d’adoption par la pression sociale). En d’autres termes, IA et RS doivent émaner de la société. Nous pensons que le design collectif permet d’œuvrer pour une acceptabilité sociale authentique des artefacts.

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Vivre avec l’IA : la nécessité de l’interaction transparente

Posted by Julien De Sanctis Julien De Sanctis on
Vivre avec l’IA : la nécessité de l’interaction transparente

L’acceptabilité sociale de l’IA est un défi dont les acteurs politiques et économiques doivent s’emparer sans complaisance ni demi-mesures. Attention toutefois aux contresens : elle ne consiste pas à faire accepter, par des pratiques manipulatoires, une technologie donnée aux citoyens ; mais bien au contraire à développer cette technologie à partir du social lui-même. En d’autres termes, l’acceptabilité sociale ne doit pas chercher à faire rentrer la technologie dans le social mais le social dans la technique.
L’IA est aujourd’hui loin de remplir toutes les conditions nécessaires à cette acceptation. Cela s’explique notamment par son opacité et son caractère « éthérée ». Concevoir des IA socialement approuvées suppose 1) de les rendre interactives, 2) universellement accessibles, 3) transparentes et 4) d’assurer un contrôle permanent sur leur devenir qui ne soit pas simplement technique mais aussi éthique.